Ce qu'il faut savoir sur le changement climatique

Ce qui va changer dans votre vie de tous les jours,
ce que vous pouvez y faire.

Vous avez certainement entendu parler du changement climatique. Ce que vous ignorez probablement, c'est l'ampleur du phénomène, et ce que vous pouvez y faire personnellement. J'essaie ici de l'expliquer de la manière la plus simple possible. Cette page est mise à jour régulièrement pour y apporter des améliorations et pour tenir compte de l'actualité.

Que se passe-t-il exactement ?

Depuis l'ère industrielle, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a augmenté de façon catastrophique. La concentration actuelle est vraisemblablement la plus elevée de ces 20 derniers millions d'années1!

Dans l'atmosphère, les "gaz à effet de serre" comme le dioxyde de carbone ou le méthane ont le même effet que le verre d'une serre. Des concentrations plus importantes de ces gaz font que la lumière du soleil chauffe plus la terre qu'avant; c'est ce qu'on appelle le "réchauffement climatique".

Le terme "réchauffement climatique" est cependant un peu trompeur: les différentes surfaces que l'on trouve sur la Terre — l'eau, les roches sombres, les roches claires, les arbres, etc. — réagissent différemment à la chaleur solaire: certaines la réfléchissent plus tandis que d'autres l'absorbent plus; lorsque la lumière solaire n'est plus là (la nuit ou du fait de nuages), certaines surfaces restent chaudes longtemps, tandis que d'autres refroidissent très vite.

À cause de ces différences, la chaleur qui est ajoutée à l'échelle de la planète ne conduit pas nécessairement à une augmentation de température partout. On est plutôt confronté à un changement dans les dynamiques de la météo. Selon l'endroit et le moment, il peut faire plus chaud ou bien plus froid. Il peut faire plus sec ou pleuvoir plus. Ce que l'on constate systématiquement toutefois, c'est l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des anomalies climatiques (ouragans, inondations, tempêtes…) du fait de l'augmentation de la chaleur globale donc de l'énergie dans la "machine" climatique.

Écarts des températures avec la normale en 2015
Écarts des températures avec la normale en 2015

Les conséquences de ces changements de climat pour les sociétés humaines sont énormes, et presque universellement négatives: pour l'agriculture, l'approvisionnement en eau, la santé…

C'est grave ?

C'est beaucoup plus grave qu'on ne vous l'a probablement jamais dit… nous courrons à notre perte. Heureusement, il y a des solutions. Mais il faut agir vite. Chacun de nous doit agir, et je vais expliquer ici pourquoi et comment.

Mais il faut d'abord que je vous dise à quel point la situation est grave. J'ai essayé de m'en tenir au consensus scientifique, et j'ai inclus des sources et des notes pour que vous puissiez facilement vérifier que je n'inventais rien. Les sources et notes sont accessibles en cliquant les petits chiffres qui apparaissent à coté de certains mots.

Commençons par constater que les combustibles fossiles sont toujours notre principale source d'énergie et que leur consommation continue de croître. Suite à l'accord de Paris, dans lequel les gouvernements se sont engagés à limiter les émissions de dioxyde de carbone, l'ONU a estimé que si tous les participants à l'accord respectaient leurs engagements, on pouvait s'attendre à une augmentation de 3°C de la moyenne mondiale des températures2 d'ici 2100. Les États-Unis, qui sont responsables de 21% de la contribution mondiale au réchauffement climatique, ont depuis renoncé à l'accord, ajoutant probablement 0,3°C à ce total.

Engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre
Engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Ces chiffres de réchauffement, comme la majorité de ceux que vous aurez pu voir dans les média, s’appuient sur les estimations du GIEC. Ces estimations ont systématiquement été timides, et datent un peu, ce qui fait en particulier qu'elles ne tiennent pas compte3 de la fonte du permafrost. Le permafrost est un ensemble de sols gelés, qui retient piégé deux fois plus de carbone qu'il n'y en a actuellement dans l'atmosphère. Il se trouve que ces sols ont commencé à fondre très rapidement4. Les gaz à effet de serre libérés par cette fonte du permafrost ajoutent encore 0,3°C à notre total de réchauffement pour 21005, avec beaucoup plus à venir par la suite6.

En tenant compte de tout cela, à supposer que tous les pays sauf les États-Unis respectent l'Accord de Paris, le minimum absolu d’augmentation de la température moyenne du globe prévisible pour 2100 serait de 3,6°C, et plus ensuite. Malheureusement, une étude récente7 a montré que toutes les grandes nations industrielles sont plus proches du statu-quo que de ce à quoi elles se sont engagées dans l'Accord. Pire, on s'est aperçu en Octobre 2017 que les températures qu'on utilisait comme référence pour tous les chiffres de réchauffement avaient été sur-estimées8. Nous sommes donc en route pour un réchauffement nettement supérieur à ces 3,6°C.

Pour ce qui est des conséquences, vous avez probablement entendu parler de la montée des eaux. Mais ce n'est qu'une toute petite partie des problèmes auxquels il nous faudrait faire face. Au delà des problèmes évidents de météo quotidienne, voici une liste partielle des conséquences qu'un réchauffement climatique significatif aurait. Certaines de ces conséquences sont malheureusement déjà constatables.

Pour vous donner une idée de l'ampleur des changements auxquels on peut s'attendre, imaginez que lors de la dernière ère glaciaire, la température moyenne du globe n'était que 4°C plus basse que maintenant. D'énormes étendues de glace s'étendaient à travers l'Europe, l'Amérique du Nord et la Sibérie. Ce qu'on appelle maintenant New-York était alors sous un kilomètre de glace15, Boston sous trois kilomètres !

Nous parlons de changements à l'échelle d'une ère glaciaire de ce type, mais inversés, et arrivant en moins d'un siècle. Il est très peu probable qu'on arrive à maintenir ne serait-ce qu'un semblant de civilisation dans de telles conditions. Du moins, si des humains parviennent à survivre. Plus d'une chose pourrait causer notre extinction, comme par exemple le phytoplancton, qui produit la majorité de l'oxygène que nous respirons, et qui cessera probablement de le faire si les températures augmentent de 5°C 16.

Réfléchissez à cela un moment: la civilisation humaine est en voie de destruction, et nous risquons même l'extinction, tout cela du vivant des enfants d'aujourd'hui. L'heure serait au business as usual ? Je ne pense pas.

Même de faibles niveaux de réchauffement climatique ont des conséquences énormes: ils annoncent désastres, famines et guerres à grande échelle. Il nous faut donc faire tout notre possible pour stabiliser le climat.

Le réchauffement climatique est un cercle vicieux: un faible réchauffement fait fondre les glaces, qui libèrent des gaz à effet de serre. Les gaz à leur tour engendrent du réchauffement. Un gaz comme le dioxyde de carbone reste dans l’atmosphère plus d'un siècle. Une fois que le niveau de dioxyde de carbone redescent, la température et le climat mettent plusieurs siècles à se stabiliser. La fonte du permafrost libère à elle seule suffisamment de gaz à effet de serre pour entretenir sa propre fonte et continuer à émettre des gaz à effet de serre quoi que nous fassions.

Cela signifie qu'il faut agir tout de suite. Attendre ne fait qu'empirer les choses, et dans quelques années, il sera trop tard. Les quelques tentatives actuelles de limitation du réchauffement sont totalement inadéquates vu l'ampleur du problème et le peu de temps que nous avons.

Que peut-on faire ? Que pouvez-vous faire ?

Pour stabiliser notre climat, nous devons ramener le dioxyde de carbone dans l'atmosphère à son niveau pré-industriel. Pour cela, il nous faut en émettre beaucoup moins et diminuer le plus possible celui déjà présent dans l'atmosphère.

Avec les émissions actuelles, la longue durée de vie du carbone dans l'atmosphère et la production désormais permanente de gaz à effet de serre par le permafrost, on ne peut se contenter soit d’émettre moins soit de retirer du carbone. Les deux actions doivent se faire simultanément, au plus vite.

Retirer du dioxyde de carbone de l’atmosphère à l'échelle requise n'est pas facile. Je pense qu'il y a un gros potentiel pour cela dans l'agriculture 17, ce qui pourra faire l'objet d'un futur article.

Ajouter moins de dioxyde de carbone dans l'atmosphère est là où la plupart d'entre nous peuvent aider. Pour y arriver, il nous faut cesser de brûler des combustibles fossiles. Le faire tout en maintenant le niveau de vie des pays développés et en élevant celui des pays en développement est un véritable défi. Cela demande la création de tant d'infrastructures que ça n'arrivera pas assez vite, surtout si l'économie de marché en est la principale force motrice.

Les nouvelles infrastructures seront construites avec nos infrastructures actuelles, ce qui implique l'émission de beaucoup de dioxyde de carbone, et sera donc contre-productif à court terme. Il restera par ailleurs les problèmes qui ne sont pas solubles par l'infrastructure, comme celui de la production de viande, dont nous parlerons plus bas. Si nous devons aller vers une énergie propre pour préparer le futur, nous ne pouvons pas échapper à un changement de notre mode de vie, particulièrement dans les pays les plus riches. Changer les infrastructures est la responsabilité des gouvernements, changer notre mode de vie est une responsabilité individuelle.

Les émissions de dioxyde de carbone sont en effet un résultat direct de notre mode de vie. Tout ce que nous faisons, particulièrement dans notre société très mécanisée résulte en l'émission de dioxyde de carbone ou d'autres gaz à effet de serre.

Soyons clair: je ne prône pas le retour à l'Age de Pierre. Je prône un mode de vie responsable : nous devons être conscients du fait que notre mode de vie et nos actions ont un impact direct sur la survie même de nos enfants.

Des modes de vie donnant lieu à des émissions annuelles de gaz à effet de serre équivalents à plus de 10 tonnes de dioxyde de carbone par personne18 sont devenues la norme. Certains pays émettent plus de 20 tonnes par personne et par an (Amérique du Nord, Luxembourg, Australie…), ce qui veut dire que la personne moyenne dans ces pays est responsable de la fonte de 60 mètres carrés de glace arctique19 chaque année. Multiplié par la population des dits pays, le résultat est désastreux.

Il faut que cela change vite. Tout le monde, y compris vous, a un rôle à jouer. Vous imaginez peut-être être une goutte dans l'océan, mais l'océan n'est rien sans les gouttes. Maintenant que vous avez toutes les informations, vous ne pourrez pas dire aux enfants que vous ne saviez pas, que vous ne pouviez rien faire. J'aimerai pouvoir dire que j'ai fait ce que j'ai pu. Pas vous ?

La bonne nouvelle est qu'on peut faire une grosse différence sans efforts démesurés, et qu'émettre moins de gaz a effet de serre a souvent des effets secondaires positifs, comme moins de pollutions et des économies d'argent.

La règle générale est d'acheter moins et d'acheter intelligent. La production, le transport et le commerce des biens représentent une énorme part de l'utilisation de combustibles fossiles. Pensez à ce que vous aller retirer de ce que vous envisagez d'acheter, et demandez vous si les acheter vaut vraiment l'impact sur la planète. N'achetez pas des gadgets: achetez des choses qui vont durer et qui se réparent. Faites les durer, prenez en soin et réparez les ou faites les réparer lorsque c'est nécessaire. Achetez des choses produites localement quand c'est possible. En ce qui concerne la nourriture, cela veut dire manger des fruits et légumes de saison. Les AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysane) sont une bonne façon de le faire tout en limitant le gâchis et en soutenant les agriculteurs locaux.

Trois aspects couvrent la majorité des émissions de gaz à effet de serre: l'alimentation, le transport individuel et le chauffage.

Causes des émissions de gaz à effet de serre pour l'individu moyen
Causes des émissions de gaz à effet de serre pour l'individu moyen20

Si vous n'êtes pas déjà végétarien, un changement très significatif que vous pouvez opérer, sans doute le plus utile, est de manger moins de viande, voire plus du tout. L'agriculture animale est un moyen très inefficace de nourrir la planète. Les dernières estimations de la Banque Mondiale rendent l'agriculture animale responsable de la moitié de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre21! Vous avez peut être entendu ou lu des chiffres nettement plus faibles, y compris de sources très sérieuses, car la plupart des chiffres n'incluent pas les émissions dues à la respiration des animaux et à la déforestation associée à l'élevage. Si vous doutez du chiffre, le calcul est facile à faire par vous même, comme expliqué dans ma note détaillée sur le sujet.

En termes d'émissions de gaz à effet de serre, la viande de bœuf est la plus nocive, notamment du fait de la digestion et de la respiration des vaches. La viande, c'est peut-être bon, mais faire pousser des quantités énormes de plantes pour nourrir le bétail est terriblement moins efficace que manger des plantes directement. Il se trouve que manger moins de viande est également bon pour la santé.

Les transports sont une autre des principales causes de réchauffement climatiques. Les transports utilisant des combustibles fossiles sont à utiliser le moins possible. Les voitures, avions, motos… émettent des quantités énormes de gaz à effet de serre.

Les voitures et les motos sont les pires exemples, car les plus utilisés. Si vous devez absolument avoir une voiture — ce qui n'est probablement pas le cas si vous vivez dans une grande ville dense —, organisez vous pour l'utiliser le moins possible: utilisez les transports en commun, faites du vélo, et marchez le plus possible, utilisez les services de livraison22. Lorsque vous conduisez, faites le de façon efficace, et pratiquez le covoiturage.

N'oubliez pas qu'une voiture, lorsqu'elle sort de l'usine, a déjà causé pour sa fabrication l'émission de beaucoup de pollution et de gaz à effet de serre. Les voitures électriques, bien que plus écologiques (même chargées avec de l’électricité produite par des combustibles fossiles! 23), restent un problème. Une moto ou un scooter émet moins de dioxyde de carbone qu'une voiture, mais plus de gaz à effet de serre et de polluants au total, du fait de moteurs moins performants et de lois moins strictes.

Une seule personne faisant l'aller retour Paris-New-York en avion émet assez de gaz à effet de serre pour fondre 3 mètres carrés de glace arctique, et beaucoup plus en classe affaires ou première classe. Les billets d'avion assez bon marché que l'on trouve maintenant rendent l'avion plus tentant pour des vacances ou même des week-ends. Les bateaux de croisière sont également de très gros pollueurs. Visiter le monde est formidable, mais pas si facile a faire de façon responsable. Et si vous commenciez par découvrir tous les endroits sympa plus près de chez vous ? Et si vous utilisiez pour les vacances des modes de transports plus lents mais plus durables ? Seat 61 (en Anglais) est un très bon guide en ligne du voyage en train.

Une partie importante de notre consommation d'énergie vient du chauffage des bâtiments résidentiels et commerciaux. Vous pouvez donc beaucoup aider, et gagner en confort et en argent, si vous pouvez isoler votre logement ou lieu de travail. Selon votre pays et vos revenus, vous pouvez peut-être bénéficier d'aides financières pour cela.

Vous devriez aussi baisser la température au thermostat: un seul degré en moins au thermostat peut permettre d'économiser jusqu'à 10% d'énergie et d'argent. Quand vous quittez votre maison et la nuit, baissez encore plus la température. Un thermostat programmable peut ajuster la température en fonction de l'heure et du jour de la semaine. Utiliser 20% d'énergie en plus en hiver pour ne pas avoir à porter de pull n'est pas responsable. S'il y a des pièces chez vous que vous n'utilisez que peu, vous pouvez laisser leurs portes fermees et y limiter le chauffage. Dans le même esprit, la climatisation en été doit être utilisée le moins possible.

Si vous avez de l'argent à investir, vous pouvez l'investir dans le climat, par exemple via des fonds et de banques qui ont des chartes de responsabilité appropriées. Reprenez votre argent aux entreprises qui œuvrent à notre perte par leur avarice, et dites leur pourquoi vous partez.

Enfin, l'impact du mode de vie de chacun étant multiplié par la population, il est crucial de ne pas encourager la natalité.

Pour conclure, parlez du changement climatique autour de vous, de la responsabilité de chacun et de ce qu'il peut faire pour aider. Partagez cette page sur les réseaux sociaux. Essayez de faire changer les choses à votre niveau: de véritables plats végétariens dans les restaurants, de meilleures infrastructures cyclistes et de transport en commun, le désinvestissement des fonds liés aux combustibles fossiles… Nous devons utiliser tous les moyens disponibles. Montrez que c'est important pour vous, dites ce que vous faites. Votez pour ceux qui s'engagent vraiment sur le sujet. Utilisez vos talents, vos savoirs et tout pouvoir de décision que vous pourriez avoir pour contribuer à cette cause.

C'est le plus grand danger auquel l'humanité ait jamais été confrontée. Les solutions ne sont pas si compliquées. Qu'attendons nous ?

J'espère que cet article vous a donné un bon aperçu de la situation, et vous a montré que l'action individuelle est non seulement possible mais essentielle.

Si vous avez des commentaires, suggestions d'amélioration ou questions, contactez moi.

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  1. Article Wikipedia

    "The increase has been caused by human activities, particularly the burning of fossil fuels and deforestation."

  2. Article de The Guardian (2016)

  3. Publication de ThinkProgress

    "The effect of the permafrost carbon feedback on climate has not been included in the IPCC Assessment Reports. None of the climate projections in the IPCC Fourth Assessment Report include the permafrost carbon feedback (IPCC 2007). Participating modeling teams have completed their climate projections in support of the Fifth Assessment Report, but these projections do not include the permafrost carbon feedback. Consequently, the IPCC Fifth Assessment Report, due for release in stages between September 2013 and October 2014, will not include the potential effects of the permafrost carbon feedback on global climate."

  4. Article Wikipedia

  5. Publication de ThinkProgress

    "Carbon Feedback From Thawing Permafrost Will Likely Add 0.4°F — 1.5°F To Total Global Warming By 2100"

    "The permafrost feedback response to our historic emissions, even in the absence of future human emissions, is likely to be self-sustaining and will cancel out future natural carbon sinks in the oceans and biosphere over the next two centuries."

  6. Article de Seeker

    "A 2014 study led by the National Snow and Ice Data Center in Colorado estimated that unless humans curb their emissions of carbon dioxyde, methane, and other greenhouses gases, a widespread release of carbon trapped in permafrost around the globe could increase the resulting warming by about 8 percent — adding slightly over a third of a degree to a 4-5°C increase by 2100."

    "However, the study adds that the bulk of the resulting emissions are likely to occur after 2100 — which could push the planet beyond the Paris target. And other studies have shown that more e soils can also give up more greenhouse emissions when warmed."

  7. Publication de Nature

  8. Article from The Independant

    "The researchers believe that scientists have been overlooking crucial processes when they calculated the ure of the seas millions of years ago. In so doing, they may have been mistakenly thinking that they were warmer than they actually are."

  9. Étude

  10. Article de Scientific American

    "Scientists are witnessing the theoretical turning into reality: infectious microbes emerging from a deep freeze"

  11. Étude sur les moustiques

    "North America could become more receptive to invasion by tropical vectors and diseases."

  12. Étude de 2015

    "There is evidence of ice melt, sea level rise to +5–9 m, and extreme storms in the prior◦interglacial period that was less than 1 C warmer than today. Human-made climate"

  13. Article de The Independent

  14. Voir La conférence de Jancovici à l'ESPCI

  15. Article Wikipedia

  16. Étude de 2015

    "a sufficiently large warming (roughly estimated as 5–6 ◦C, see Robinson 2000) would inevitably lead to an ecological disaster resulting in a complete depletion of oxygen."

  17. Voir le libre blanc de NOFA

  18. chiffre de 2013, voir Article Wikipedia

  19. Article du Washington Post (2016)

    "Dirk Notz calculates that for every person who drives a car 2,500 miles or takes a round-trip flight from New York to London, three square meters (about 32 square feet) of sea ice vanishes from the Arctic."

    "The average American, for instance, emits more than 16 metric tons of carbon each year, according to the World Bank. That would amount to the melting of about 48 square meters of ice in the Arctic, or about enough to cover the floor plan of a 500-square-foot apartment."

  20. La part due à l'alimentation animale est discutée dans sa propre note de bas de page.

    D'après la FAO, 80% des surfaces agricoles sont destinées à nourrir des animaux. 13% des émissions de GHG sont attribuées à l'agriculture, donc en supposant des émissions uniformes, on a 2.6% pour l'alimentation végétale.

    Le transport des passagers représente 15% de l'ensemble des émisisons de gaz à effet de serre.

    Il faut ajouter les émission causées par la construction des moyens de transport. Par approximation, on se limitera à le faire pour les voitures.

    72 105 435 voitures sont fabriquées chaque année. La fabrication de la voiture moyenne génère 17t d'équivalent CO2. Il faut donc ajouter 1,225,792,395t (1.23Gt). Le total des émissions de gaz à effet de serre est de 53.5 Gt,donc 1.23Gt représente 2.3%.

    Cela donne 17.3% pour le transport des passagers

    Le chiffre de 9.9% pour le chauffage résidentiel provient du WRI.

  21. Dans ce rapport, la Banque Mondiale indique:

    "The FAO study estimated that the livestock sector was responsible for 18 per cent of greenhouse gas emissions measured in CO2 equivalent – a larger share than transport. Once livestock respiration and the loss of greenhouse gas reductions from photosynthesis that are foregone by using large areas of land for grazing or feedcrops are taken into account, livestock is found to be responsible for 51 per cent of anthropogenic greenhouse gas emissions."

    L'étude complète expliquant le chiffre de 51% se trouve ici.

    La différence principale entre le chiffre de cette étude et les autres et l'inclusion des effets de la respiration des animaux dans le total. Cet inclusion est totalement logique: la respiration peut être vue comme le resultat de la production de sucre à partir de la nourriture. Elle rend le couple animal+champ neutre en carbone, alors que le champ seul était un consommateur net de carbonne. Si on ajoute qu'il faut nettemment moins de champs pour soutenir une alimentation végétarienne qu'une alimentation carnée, une bonne partie des champs pourraient même être transformés (ou retransformés) en forêt, ce qui amplifie encore la différence.

    Les chiffres pour la respiration animale sont énormes. Ils représentent à eux seuls 21% de toutes les émissions de gaz à effet de serre. Tout le monde peut vérifier ce chiffre par un petit calcul de coin de table:

    4.8 tonnes de CO2 par an et par vache pour la respiration [A]

    Il y a 1.4 milliards de vaches dans le monde [B]

    cela donne 4.8*1.4 = 6.72 milliards de tonnes de CO2 a year, soit environ 12% de toutes les émissions de gaz à effet de serre, pour les seules vaches, juste pour la respiration

    [A] le chiffre provient de http://www.cowspiracy.com/facts/, qui n'est peut-être pas la meilleure des source. Le chiffre semble cependant en ligne avec les chiffres qu'on trouve pour les humains, en tenant compte du rapport de poids

    [B] chiffre de la FAO pour 2009

    Des études récentes suggèrent que la partie méthane (qui constitue la majorité de ce qui n'est pas la respiration) dans le chiffre de 51% pourrait encore être sous-estimée.

  22. Une camionnette de livraison qui fait sa tournée vaut beaucoup mieux que plusieurs voitures faisant des allers-retour. Cela représente beaucoup moins de distance au total, et un seul véhicule à rendre plus propre. Les services de livraisons peuvent aussi aider les gens à se libérer du besoin de posséder une voiture.

  23. 2017 Article from The Guardian

    "Electric cars emit significantly less greenhouse gases over their lifetimes than diesel engines even when they are powered by the most carbon intensive energy, a new report has found."